1 Septembre 2021
Chapitre 4 – 26
Changement radical (5/6)

La petite famille marchait sur le chemin de traverse, toujours là pour faire quelques achats et visitait les lieux.
Nora ouvrit la porte de la ménagerie magique, mais Fenrir l’informa qu’il attendrait dehors. Alors que Ano et Rina étaient dans la boutique.
Nora posa ses yeux sur sa fille, elle n’aimait pas qu’on s’adresse à elle, avec autant de condescendance.
La vendeuse leva la tête vers Nora, la jeune mère y lut de la surprise, peur, et un peu de dédain. La petite sorcière avait tellement l’habitude de croiser ce genre de regard. Puis un bruit se fit entendre, Toma était dehors à jouer avec Fenrir. La responsable du magasin, reconnut le loup-garou, puis son regard se posa à nouveau sur Nora, puis les deux fillettes. La jeune femme crut qu’elle allait les attaquer, crier, appeler à l’aide. Mais l’attitude de cette femme changea du tout au tout.
La vendeuse lui proposa deux pommades pour le serpent, elle offra même des bandages, et Rina ajouta deux paquets de graines pour oiseaux. La commerçante accepta l’argent que parce que Nora lui posa sur le comptoir.
Les deux fillettes n’avaient sans doute pas compris que la vendeuse avait eu la peur de sa vie, puis elle avait compris son intérêt de bien servir les deux fillettes. Nora se sentait chamboulée par toute cette histoire. La jeune mère ne vit pas le sourire en coin qu’Ano lança à la vendeuse, avec un regard condescendant à son tour.
D’ordinaire, on la regardait de haut, avec mépris, avec haine parfois, mais aujourd’hui, ils étaient attentifs, aimables, polis, et même si elle savait que ce n’était que par peur, ou par méchanceté, c’était un changement radical, dont elle prenait conscience. Elle n’aurait jamais cru que le monde des sorciers aurait tant changé, que les gens agissent comme ça à son égard.
Les trois filles retrouvèrent Fenrir et Toma devant la boutique, et se dirigèrent donc vers la librairie. Fleury et Bott’s était beaucoup plus animé, il y avait plus de monde. Cette fois-ci, Fenrir tint à les accompagner dans la boutique. Un silence craintif se fit entendre, à l’entrée du loup-garou dans le magasin. Rina ne remarqua rien, et Ano sourit, et Toma se dirigea vers les livres. La jeune mère suivit son trio sans rien dire. Des murmures se firent entendre, Nora soupira de lassitude. Ano et Rina jouaient avec Fenrir, elles faisaient un peu trop de bruits, la jeune mère les rappela à l’ordre.
Nora était tellement surprise par son ton, qu’elle en resta coi, ne sachant plus vraiment quoi dire. Son fils s’avança vers elle, avec deux livres dans ses bras.
Nora fut sans doute encore plus surprise que la dame. Elle n’imaginait pas sa petite fille, elle qui se montrait si timide d’habitude, elle avait pris la parole pour défendre le loup-garou. Sans doute parce qu’elle avait encore entendu le mot « méchant ». Le regard de la femme changeait, elle semblait avoir compris. Elle hocha la tête et quitta presque précipitamment la boutique. Nora fit un sourire à sa fille, elle était si mignonne de prendre la défense d’un loup-garou aussi féroce que Greyback. L’étrange groupe se dirigea vers la caisse pour payer les achats de son fils. La vendeuse leur sourit et ajouta un livre en faisant un clin d’œil à Toma.
Nora donna l’argent, et ils quittèrent la boutique. Fenrir proposa de prendre une glace à la terrasse. La jeune femme suivi le mouvement. Ils s’installèrent à une table, et après avoir passé commande, le vendeur ajouta des bonbons à leur commande.
Elle comprenait que le monde était différent aujourd’hui, maintenant que Voldemort avait pris le pouvoir, elle était un peu, la « reine » et quiconque veillait sur la Reine, et surtout les enfants étaient forcément bien vus du mage noir.
Elle était toujours comme ça, douce et tranquille. La petite fille secoua la tête, elle avait ses graines pour son petit oiseau, et tout allait bien. La petite famille profita donc de ce moment tous ensemble. Nora regretta un peu que Tom ne puisse pas être avec eux, pour profiter de ces moments. Elle lui avait « promis » qu’il ne serait plus seul dans le noir et dans le froid, elle espérait qu’il ressentait une telle chose, lui aussi. La jeune femme était heureuse, littéralement.